Comparatif cloud 2026 : ce que chaque euro achète vraiment
La page sur les prix du stockage cloud le disait : comparer les clouds sans regarder ce qu’on reçoit pour son argent, c’est comparer des pommes avec des abonnements téléphoniques. Cette page fait le travail que les fournisseurs espèrent que vous ne ferez jamais : prendre six clouds à leur palier grand public, les aligner sur la même durée (12 mois) et les mêmes critères, puis regarder ce qui reste quand le marketing disparaît. Spoiler : ce n’est pas toujours celui qu’on croit qui gagne. Mais c’est presque toujours celui qu’on croit qui perd. La méthodologie de comparaison normalisée est la seule qui permet une comparaison honnête.
Pourquoi ce palier ? Parce que c’est celui où le cloud devient un vrai outil de travail plutôt qu’un tiroir à photos de vacances. En dessous, vous comparez des offres d’appel qui ne reflètent pas le coût réel d’un usage quotidien. Au-dessus, vous entrez dans le territoire des offres entreprise avec des tarifs négociables. Et c’est là que se cache l’information que les tableaux comparatifs ratent systématiquement : à ce niveau de gamme, tout le monde vend 2 To, sauf un.
Six clouds, 12 mois : le tableau que personne ne publie
kDrive Solo : 5,54 euros par mois, 66,48 euros par an. Inclus : 3 To non extensibles, 1 utilisateur, OnlyOffice intégré, client desktop Linux/Mac/Windows, SwissTransfer (envoi jusqu’à 20 Go), versioning 90 jours, support humain en français. Hébergement : Suisse, centres de données alimentés à l’énergie renouvelable. C’est la seule offre de cette sélection à dépasser les 2 To, et de moitié. Avec l’engagement annuel (-10%) : 4,99 euros par mois, 59,88 euros par an. Sur trois ans (-20%) : 4,43 euros par mois, 53,16 euros par an.
Google One : 9,99 euros par mois, 99,99 euros par an (tarif annuel). Inclus : 2 To, partage familial jusqu’à 5 personnes, Google Docs/Sheets/Slides, VPN Google One (en cours de suppression), support par chat. Hébergement : États-Unis et Europe (au choix de Google, pas au vôtre). Pas de client desktop Linux natif.
Dropbox Plus : 11,99 euros par mois, 119,88 euros par an. Inclus : 2 To, 1 utilisateur, synchronisation delta (la meilleure du marché), Dropbox Paper, historique des versions 30 jours. Hébergement : principalement AWS (États-Unis). Pas de suite bureautique complète intégrée.
OneDrive (via Microsoft 365 Personnel) : 7,00 euros par mois, 69,00 euros par an. Inclus : 1 To (pas 2 To ; il faut le plan Famille à 99,00 euros par an pour avoir jusqu’à 6 To répartis entre 6 utilisateurs). Inclut Word, Excel, PowerPoint. Pour avoir 2 To sur un seul compte, il n’y a tout simplement pas d’offre grand public. Cela disqualifie OneDrive de cette comparaison, ce qui en dit long sur la flexibilité de Microsoft.
pCloud Premium Plus : 9,99 euros par mois, 99,99 euros par an (tarif annuel). Inclus : 2 To, 1 utilisateur, pCloud Crypto (chiffrement zero-knowledge en supplément à 3,99 euros par mois en engagement annuel, 4,99 euros sans engagement), historique 30 jours. Hébergement : Luxembourg. Le “lifetime deal” à 499 euros pour 2 To est tentant mais risqué (une seule entreprise, pas de garantie de pérennité).
Proton Drive Plus : le plan à 3,99 euros par mois en engagement annuel (4,99 euros sans engagement) n’offre que 200 Go. Monter en gamme ne résout pas le problème du volume : Proton Unlimited plafonne à 500 Go pour 9,99 euros par mois, soit 119,88 euros par an, en échange du VPN, du mail et du calendrier. Les 2 To n’arrivent qu’avec Proton Duo, à 179,88 euros par an, et ce forfait est pensé pour deux personnes. Si vous n’avez besoin que du stockage, vous payez cher pour des services que vous n’utilisez pas.
Le classement annuel est donc : kDrive Solo (66,48 euros pour 3 To) devant Microsoft 365 Personnel (69,00 euros pour 1 To seulement), puis pCloud et Google One à égalité parfaite (99,99 euros chacun pour 2 To), Dropbox Plus (119,88 euros pour 2 To) et Proton Duo (179,88 euros pour 2 To, à deux utilisateurs). Proton Unlimited ne figure pas dans ce classement : à 500 Go, il ne joue pas dans la catégorie. kDrive est donc le moins cher de la sélection tout en livrant la plus grosse capacité, un tiers de plus que Google One ou Dropbox pour un tiers de prix en moins. Avec l’engagement annuel, à 59,88 euros, l’écart monte à 40% face à Google One et 50% face à Dropbox.
Ce que le prix au téraoctet brut ne dit pas seul
Le classement au prix par téraoctet met les chiffres côte à côte, mais le prix par To n’est qu’une dimension. Sur cette page, on intègre aussi les fonctionnalités incluses. kDrive Solo à 66,48 euros par an inclut une suite bureautique, un client Linux et un support humain. Google One à 99,99 euros par an inclut une meilleure suite collaborative mais pas de client Linux natif. Dropbox à 119,88 euros par an a la meilleure sync mais pas de suite bureautique intégrée. Le rapport qualité-prix n’est pas le même que le rapport prix-volume.
Quand le plan personnel ne suffit plus
Si vous travaillez à plusieurs, le comparatif change radicalement. kDrive Team passe à 11,11 euros par mois pour 3 To et 6 utilisateurs, soit 3,70 euros par To, ou 10 euros avec l’engagement annuel. Google Workspace Business Starter démarre à 6,90 euros par utilisateur par mois pour 30 Go par utilisateur. Le choix entre un plan personnel ou professionnel dépend entièrement de la taille de votre équipe et de vos besoins en collaboration.
L’engagement change les règles du jeu
Les réductions sur engagement de kDrive (-10%, -15%, -20% sur 1, 2 et 3 ans) n’ont pas d’équivalent chez Google One ou Dropbox. Sur trois ans, kDrive Solo revient à 53,16 euros par an, soit 159,48 euros au total, contre 431,64 euros pour Dropbox Plus sur la même période. L’écart dépasse 270 euros, pour un tiers de stockage en plus.
La conclusion de ce comparatif n’est pas que kDrive est le meilleur cloud pour tout le monde. C’est que sur le critère spécifique du rapport entre le prix et la capacité livrée, avec les fonctionnalités incluses dans le forfait de base, kDrive Solo est objectivement l’offre la plus compétitive du marché en 2026. Si votre priorité est la suite bureautique collaborative, Google reste devant. Si c’est la vitesse de synchronisation, Dropbox reste devant. Mais si c’est le rapport fonctionnalités-prix avec un hébergement européen, le calcul est vite fait.