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La question du divorce avant le mariage : sortir d'un cloud doit être possible

Ou : ce que personne ne demande à la signature et que tout le monde regrette à la résiliation.

Avant de signer avec un fournisseur cloud, posez la question du divorce. C’est la chose la plus importante après la souveraineté, et c’est la chose à laquelle personne ne pense parce qu’on est en train de signer. Si demain vous voulez quitter le fournisseur que vous choisissez aujourd’hui, est-ce que vous récupérez vos données dans un format ouvert ? Est-ce que vos liens publics continuent de fonctionner pendant la transition ? Est-ce que les métadonnées survivent ? Si vous avez lu le comparatif des clouds souverains européens qui sert de cadre à ce guide, vous savez que la réversibilité est un des dix critères du choix — et pas le moindre.

Le RGPD article 20 consacre un droit à la portabilité des données : vous avez le droit de récupérer vos données dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine. En théorie, c’est magnifique. En pratique, « format structuré » laisse une marge d’interprétation que chaque fournisseur exploite différemment — et certains exploitent très créativement.

Avant d'entrer dans un cloud, regardez d'abord où se trouve la porte de sortie.

Sortir d’un cloud : ce qui devrait être simple et ne l’est pas

Le vendor lock-in n’est pas toujours intentionnel. Parfois, c’est juste la conséquence d’un écosystème qui fonctionne bien ensemble et mal avec le reste. Les fichiers Google Docs natifs qui n’existent pas en dehors de Google en sont l’exemple parfait : pas de lock-in volontaire, mais un lock-in de fait.

Le piège du vendor lock-in et comment l’éviter

Le lock-in se construit lentement : un format propriétaire ici, une intégration exclusive là, des métadonnées qui ne s’exportent pas. Éviter le vendor lock-in cloud identifie les signaux d’alerte avant la signature.

Le droit à la portabilité : mode d’emploi concret

Le RGPD vous donne un droit. Encore faut-il savoir comment l’exercer. Le droit à la portabilité, mode d’emploi traduit l’article 20 en actions concrètes.

Exporter toutes ses données sans rien oublier

Un export complet inclut les fichiers, les métadonnées, l’historique de versions, les permissions et les liens de partage. Aucun fournisseur n’exporte tout. L’export complet des données cloud compare ce que chacun permet.

Formats ouverts vs formats propriétaires

Un fichier DOCX est ouvert. Un fichier Google Docs natif ne l’est pas. La différence détermine si vous pouvez partir librement ou si vous partez avec des conversions et des pertes. Formats ouverts vs propriétaires dans le cloud fait le tri.

Quitter son cloud sans perdre ses données

La procédure concrète : télécharger, vérifier l’intégrité, migrer, confirmer, résilier. Dans cet ordre. Quitter son cloud sans perdre de données donne la checklist.

La portabilité des données selon le RGPD

Au-delà du droit général, le RGPD impose des obligations spécifiques aux responsables de traitement sur la portabilité. La portabilité des données RGPD détaille les obligations.

Et si le fournisseur ferme ?

C’est arrivé à Numergy, à CloudWatt, à des dizaines de startups cloud. Que deviennent vos données quand le fournisseur fait faillite ? Que faire si votre fournisseur cloud ferme prépare le scénario.

La règle 3-2-1 : ne jamais dépendre d’un seul cloud

Trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont un hors site. La règle 3-2-1 est la base de la résilience, et elle s’applique même quand votre cloud est fiable. La sauvegarde externe et la règle 3-2-1 explique comment l’appliquer avec un cloud.

Choisir un cloud interopérable dès le départ

Le meilleur moment pour penser à la réversibilité, c’est avant de signer. Les critères d’un stockage cloud interopérable donne la grille de lecture.

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