Faire marcher son VPN partout : ordinateurs, téléphones, NAS et flotte d'entreprise
Ou : le fournisseur est choisi, il reste à le faire marcher sur tout ce qui se connecte.
Vous avez choisi votre VPN et il s’agit maintenant de l’installer sur l’ordinateur, le téléphone, la tablette, peut-être le NAS du bureau, et de comprendre pourquoi il refuse parfois de se connecter. L’installation elle-même prend quelques minutes. Ce qui peut la faire échouer tient à quelques détails : une version du système trop ancienne, une autorisation refusée au premier lancement, un autre logiciel qui tire sur le réseau, un pare-feu qui bloque le protocole. Proton VPN demande aujourd’hui Windows 10 en version 22H2, macOS 14, iOS 17 ou Android 8 ; NordLayer, Windows 10 ou 11 en 64 bits, macOS 14, iOS 16 ou Android 13. Et chaque appareil connecté en même temps compte dans la limite de l’abonnement : dix chez Proton VPN Plus, six par utilisateur chez NordLayer. Cette page réunit ce qu’il faut savoir appareil par appareil ; les critères de choix d’un fournisseur sont rassemblés dans le guide pour choisir un VPN professionnel.
Les fournisseurs publient eux-mêmes la liste des causes d’échec. Proton en retient six dans sa page de dépannage : un autre serveur, un autre protocole, un abonnement expiré, le pare-feu et l’antivirus, l’heure du système, la connexion Internet elle-même. NordLayer ajoute, dans sa page consacrée aux échecs de connexion, de tester un autre réseau, de supprimer les autres applications VPN et de vérifier qu’IPv6 n’est pas activé, puisqu’il ne le prend pas en charge. La plupart de ces causes sont extérieures à l’application.
Installer et configurer un VPN sur chaque appareil
| Appareil | Proton VPN | NordLayer | À retenir |
|---|---|---|---|
| Windows | Windows 10 (22H2) ou plus, x64 et ARM64 | Windows 10 et 11, 64 bits | Accepter le contrôle de compte |
| macOS | macOS 14 ou plus | macOS 14 ou plus | Activer l’extension réseau |
| Linux | Application et outil en ligne de commande officiels | Outil en ligne de commande, icône de barre système | Ne pas lancer nordlayer avec sudo |
| iPhone | iOS 17 ou plus | iOS 16 ou plus | Autoriser l’ajout des configurations VPN |
| Android | Android 8 ou plus | Android 13 ou plus | Retirer l’optimisation de batterie |
| NAS | OpenVPN sur Synology (guide officiel) | Configuration manuelle vers une passerelle privée seulement | Ne jamais exposer le NAS à Internet |
| Flotte | Intune, Knox, Workspace ONE, Fleet, Iru | MSI, Intune, Jamf, Hexnode, SCCM | Tester avant d’imposer le tunnel |
Le tableau fait apparaître deux familles de besoins. Un indépendant installe l’application sur quelques appareils et n’a besoin que de connaître les autorisations à accepter et les réglages qui coupent le tunnel. Une entreprise, elle, doit préconfigurer, déployer à distance, ouvrir les bons ports et savoir diagnostiquer une panne sans se déplacer. Proton VPN et NordLayer couvrent tous deux les grands systèmes, avec une différence sous Linux : Proton y propose une application graphique complète, NordLayer un outil piloté en ligne de commande, avec une simple icône dans la barre système. Les neuf pages qui suivent détaillent chaque cas.
Sur l’ordinateur
Versions minimales, extension réseau de macOS, clients intégrés à Windows et conflits avec d’autres logiciels : l’essentiel est réuni dans l’installation sur Windows, macOS et Linux.
Dans le terminal
Proton a de nouveau un outil officiel en ligne de commande depuis 2025, et WireGuard se passe d’application. Les commandes sont détaillées dans le VPN sous Linux en ligne de commande.
Sur le téléphone
Une autorisation au premier lancement, puis une batterie qui coupe le tunnel en silence sur certains Android. La marche à suivre est dans la configuration sur iPhone et Android.
Sur le NAS
Serveur VPN pour atteindre ses fichiers, ou client d’un VPN du marché : les deux usages et le précédent DeadBolt sont présentés dans le VPN sur un NAS Synology ou QNAP.
Combien d’appareils
De un à l’illimité selon les fournisseurs, et un routeur qui ne compte que pour un. Les limites sont comparées dans les connexions simultanées.
Quel serveur
La distance coûte environ une milliseconde d’aller-retour par centaine de kilomètres de fibre. Les critères sont expliqués dans le choix du serveur selon le pays et la latence.
Derrière un pare-feu
IKEv2, OpenVPN et WireGuard n’utilisent pas les mêmes ports, et les fournisseurs non plus. Ils sont réunis dans les ports à ouvrir sur un pare-feu d’entreprise.
Sur toute la flotte
Distribuer, préconfigurer, puis imposer le tunnel sans laisser les postes hors ligne. La méthode est décrite dans le déploiement d’un VPN par MDM.
Quand rien ne marche
Du portail d’hôtel à la pile réseau de Windows, les vérifications dans l’ordre. Elles sont réunies dans le dépannage d’un VPN qui ne se connecte pas.
Les autres volets du choix d’un VPN
- les fournisseurs comparés deux par deux
- la juridiction et ce que le VPN conserve
- l’accès distant d’une petite équipe
- le Wi-Fi public et les déplacements
- le prix réel d’un abonnement
- les protocoles, le kill switch et les fuites
- les obligations de conformité des PME
- ce qu’un VPN ne protège pas
- les outils qui complètent le VPN