Configurer un VPN sur iPhone et Android : autorisations, versions et réglages qui le coupent
Ou : sur un téléphone, le VPN ne demande qu’une autorisation, et le système en retire plusieurs en silence.
La réponse courte : sur iPhone comme sur Android, on installe l’application du fournisseur depuis la boutique, et le système pose une seule question au premier lancement. Sur iPhone, c’est la demande « Ajouter des configurations VPN » : sans un appui sur « Autoriser », l’application ne peut pas se connecter, et Apple précise que l’utilisateur doit autoriser explicitement la première configuration enregistrée. Sur Android, c’est une demande de connexion par laquelle on confirme faire confiance au VPN. Le reste tient à la version du système : Proton VPN demande iOS 17 ou Android 8, NordLayer iOS 16 ou Android 13. Le vrai piège vient après, quand Android ferme l’application en arrière-plan pour économiser la batterie. C’est l’étape mobile de la configuration multi-appareils.
Sur iPhone, NordVPN et Proton décrivent la confirmation qui suit l’autorisation, par le code de l’appareil ou la biométrie. Proton ajoute que la notification prévient que toute l’activité de l’appareil peut être filtrée ou surveillée par le VPN, et que les configurations se retrouvent ensuite dans les Réglages, à la rubrique VPN, d’où l’on peut les supprimer. Sur un téléphone géré par l’entreprise, l’ajout d’une configuration peut devoir être autorisé par l’administrateur. Chez NordLayer, l’installation passe en plus par l’identifiant de l’organisation, la connexion par SSO ou par e-mail, et la double authentification si l’entreprise l’impose.
Configurer un VPN sur iPhone et Android : ce qui change d’un système à l’autre
| Étape | iPhone | Android |
|---|---|---|
| Première connexion | « Ajouter des configurations VPN », puis code ou biométrie | Demande de connexion VPN du système |
| Version minimale de Proton VPN | iOS et iPadOS 17 | Android 8 |
| Version minimale de NordLayer | iOS 16 | Android 13 |
| Protocoles intégrés au système | IKEv2, L2TP sur IPsec, Cisco IPsec | IKEv2/IPsec seulement pour un nouveau profil, depuis Android 13 |
| VPN pour certaines applications seulement | Uniquement sur un appareil géré par MDM | Liste d’applications incluses ou exclues |
| Réglage qui coupe le VPN | Aucun signalé par Proton ou NordLayer | L’optimisation de la batterie |
Les protocoles intégrés servent surtout aux passerelles d’entreprise : les applications du marché apportent les leurs. Proton ne prend d’ailleurs plus en charge IKEv2 sur iPhone et a retiré OpenVPN de ses applications, iOS et Android compris ; son application mobile propose WireGuard, WireGuard en TCP et son mode Stealth. Côté Android, le code source du système montre que, depuis Android 13, un nouveau profil VPN intégré ne peut plus utiliser PPTP ni L2TP, seulement IKEv2/IPsec ; les anciens profils sont conservés. Pour une configuration manuelle, l’application WireGuard officielle importe un fichier ou un QR code ; Proton fournit ces fichiers depuis l’espace client et prévient que l’application Android est pointilleuse sur leurs noms.
Un problème plus concret se pose ailleurs. Proton explique que de nombreux constructeurs, notamment Samsung, OnePlus, Huawei et Xiaomi, ferment agressivement les applications en arrière-plan pour allonger l’autonomie, ce qui coupe le VPN sans prévenir ; le correctif consiste à régler la batterie de l’application sur « Sans restriction ». NordLayer conseille de même de désactiver le mode économie d’énergie. Android n’accepte par ailleurs qu’un seul VPN actif à la fois : lancer une seconde application VPN arrête la première.
Le fractionnement par application, qui ne fait passer dans le tunnel que certaines applications, suit la même ligne de partage. Android l’autorise, avec une liste d’applications incluses ou une liste d’applications exclues, jamais les deux ; chez Proton, c’est une fonction payante, absente de l’application iPhone. Sur iPhone, le VPN par application n’existe que pour des applications gérées par un outil de MDM. Enfin, un détail Apple utile : quand un VPN est actif, les connexions l’utilisent à la place du relais privé iCloud. Le VPN permanent, qui empêche toute connexion hors du tunnel, fait l’objet d’une page à part dans la partie de ce guide consacrée aux déplacements.
Toute une flotte de téléphones
Au-delà de quelques appareils, l’installation se pilote à distance. Le déploiement par Intune, Apple Business ou Android Enterprise est décrit dans le déploiement d’un VPN par MDM.
Le téléphone compte dans l’abonnement
Chaque téléphone connecté occupe une place dans la limite de l’abonnement. Les limites de chaque fournisseur sont comparées dans les connexions simultanées.
Quand le tunnel refuse de s’ouvrir
Un réseau mobile ou un Wi-Fi d’hôtel peut bloquer le protocole choisi. Les vérifications sont réunies dans le dépannage d’un VPN qui ne se connecte pas.