Installer un VPN sur Windows, macOS et Linux : versions, autorisations et pièges
Ou : l’installation prend cinq minutes, à condition que le système soit à jour et que rien d’autre ne tire sur le réseau.
La réponse courte : installer un VPN sur un ordinateur se fait en quelques clics, mais trois points peuvent faire échouer l’opération. La version du système, d’abord : l’application Windows de Proton VPN demande Windows 10 64 bits dans sa version 22H2 ou plus récent, et celle de macOS réclame désormais macOS 14 Sonoma ; NordLayer exige aussi Windows 10 ou 11 en 64 bits et macOS 14. Les autorisations, ensuite : Windows demande de confirmer les modifications, macOS de valider une extension réseau. Les conflits, enfin : un autre VPN ou un antivirus trop zélé suffit à bloquer la connexion. C’est le premier pas pour installer et configurer un VPN sur tous ses appareils.
Sur Mac, l’étape qui déroute est l’extension réseau. Au premier lancement, macOS bloque l’extension système de l’application ; depuis macOS 15, il faut l’activer dans Réglages Système, rubrique Général, dans la section des éléments de connexion et des extensions (Login Items & Extensions), sous les extensions réseau. Proton précise que cette extension est nécessaire pour ses protocoles maison et sa sélection automatique. macOS demande aussi, pour NordLayer comme pour Proton, d’autoriser l’accès au trousseau par une fenêtre au nom peu parlant, « neagent ».
Installer un VPN sur Windows, macOS et Linux : ce qu’il faut vérifier
| Système | Proton VPN | NordLayer | À accepter à l’installation |
|---|---|---|---|
| Windows | Windows 10 64 bits (22H2) ou plus ; version ARM64 native depuis novembre 2024 | Windows 10 et 11 en 64 bits ; ARM depuis la version 3.9.0 | Le contrôle de compte d’utilisateur |
| macOS | macOS 14 Sonoma ou plus depuis septembre 2025 | macOS 14 Sonoma ou plus | L’extension réseau, l’accès au trousseau |
| Linux | Dernières Debian, Ubuntu et Fedora sous GNOME, par dépôt officiel | Debian, Ubuntu, Fedora et openSUSE récentes, en paquet .deb ou .rpm | L’ajout au groupe nordlayer, puis une reconnexion |
Les versions minimales changent vite. Proton a abandonné macOS 12 en juin 2025 et macOS 13 Ventura avec sa version 6.0.0, le 29 septembre 2025 ; une page d’aide plus ancienne mentionne encore macOS 10.12, et c’est la note de version qui fait foi. NordLayer publie la liste de ses systèmes pris en charge et précise que ses applications ne sont pas prévues pour les versions serveur de Windows et de Linux. Sous Linux, Proton installe par son dépôt l’application graphique et l’outil en ligne de commande, qui ne peuvent pas tourner en même temps ; NordLayer se pilote surtout depuis le terminal, avec une icône dans la barre système depuis janvier 2025.
Windows et macOS ont aussi leur propre client VPN, utile surtout pour rejoindre la passerelle d’une entreprise. Celui de Windows prend en charge IKEv2, SSTP, L2TP et PPTP, avec un mode automatique qui essaie chaque protocole, du plus sûr au moins sûr. Microsoft a annoncé en octobre 2024 la dépréciation de PPTP et L2TP, mais côté serveur seulement : les connexions sortantes restent possibles depuis un poste. macOS propose L2TP sur IPsec, IPsec et IKEv2 ; PPTP en a disparu en 2016. Pour un fournisseur comme Proton, qui génère des fichiers de configuration WireGuard depuis l’espace client, formule gratuite comprise, l’application WireGuard officielle suffit : on importe le fichier, on active le tunnel.
Reste le cas des logiciels qui se marchent dessus. NordLayer demande de désactiver l’antivirus et de supprimer toute autre application VPN en cas d’échec ; Mullvad cite nommément, sous Windows, Mozilla VPN, Hamachi, Radmin et les antivirus ou pare-feu tiers. Certains antivirus signalent même à tort l’installateur de NordLayer comme malveillant, auquel cas il faut l’ajouter aux exceptions. Sous Windows, Proton ajoute deux causes propres au système : le service de filtrage de base (BFE) doit être actif, et une base WMI corrompue, parfois après une mise à jour de Windows, empêche l’application de démarrer.
La ligne de commande sous Linux
Proton, NordLayer, NordVPN et Mullvad ont chacun leur outil en ligne de commande, et WireGuard se configure sans aucune application. Les commandes sont détaillées dans le VPN sous Linux en ligne de commande.
Si la connexion échoue malgré tout
Une installation réussie ne garantit pas une connexion. Les vérifications à faire, dans l’ordre, sont réunies dans le dépannage d’un VPN qui ne se connecte pas.
Combien d’ordinateurs par abonnement
Chaque appareil connecté en même temps compte dans la limite de l’abonnement. Les limites de chaque fournisseur sont comparées dans les connexions simultanées.